Les années psychédéliques
Le phénomène est né au milieu de la décennie précédente, mais c’est dans les années soixante-dix que les drogues, présentées comme un gentil exutoire, vont devenir un immonde saloperie mondiale. Bien loin de l’esprit babacool et peace & love.

Tuniques indiennes, pacifisme, rock alternatif, vie en communauté, mais aussi trips d’acide et autres drogues dures en tous genres… Dieu merci, le genre psychédélique n’aura pas résisté aux années soixante-dix et disparaitra rapidement, occasionnant tout de même quelques ravages par overdoses. Le problème est que ce mouvement a été porté de façon indirecte par quelques musiciens légendaires, succès, tels Pink Floyd, Jimmy Hendrix ou les Doors, compositeurs de génie sous l’emprise de substances éminemment nocives.

Roger Waters, Pink Floyd : « Avoir un père assassiné, par exemple, est la meilleure chose qui puisse arriver à un môme qui veut écrire des poèmes et des chansons. »
Il est singulier de constater que toutes les tendances du début des années soixante-dix s’inspiraient de ce style, en matière de déco intérieure, de peinture, mais aussi d’automobile. D’ailleurs, il est vraisemblable que l’expression « il a dû fumer la moquette » a été prononcé à l’occasion de la découverte de certains concepts-cars de l’époque, comme vous pouvez les constater sur ces photos. Même le très traditionnaliste Ferrari s’est laissé allé à présenter un engin complètement dingue. Il faut admettre que certains ne manquaient pas d’intérêt.
Ce qu’il en reste :
Les drogues dures, hélas, existent toujours, et connaissent nombre de déclinaisons. Un fléau qui gangrène les quartiers et finance d’autres activités criminelles. Tout le reste du mouvement psychédélique a été balayé dès le début des années soixante-dix et il ne viendrait à l’idée de personne de relancer une mode hippie ou de s’habiller en tenue de cosmonaute métallique à paillettes dorées. Qui s’en plaindra ?





